Le futur de la perversité dans les transports en commun

Eh bien, ça faisait un petit moment que je n’avais pas écrit quelque chose ici, ce n’est pas que je n’avais plus rien à dire, au contraire, mais j’avais un peu trop de travail…

Aujourd’hui, c’est une anecdote croustillante d’un ami habitant en région parisienne qui m’a fait réagir :

Ce matin sur la ligne 8, une jolie et grande brune s’installe en face de moi. Jusque là, ça va. Mais la jeune femme esquisse des sourires et rapidement une position étrange, lassive et jambes un peu écartées, se trémousse un peu , se recoiffe, se touche un peu ici et là, tout avec des petits rictus qui pourraient être affiliés facilement à du plaisir.

Dans les commentaires, on a évidemment des réactions amusées, parfois grivoise, et rarement négatives… La mienne l’était.
La technologie au service de la perversitéMon ami se demandait si elle n’avait pas quelque chose du type accessoire vibrant installé sur elle, ce qui serait bien possible : Il existe désormais des applications présentées de manière très joyeuse dans les médias, des accessoires coquins, un des partenaire introduit un accessoire vibrant là ou il le souhaite et l’autre peut a distance l’activer pour lui procurer du plaisir.C’est un jeu sexuel, chacun fait ce qu’il lui plait, mais c’est présenté comme quelque chose qu’on pourrait faire au travail, au restaurant, bref en public et je trouve inquiétant qu’on présente de manière tout à fait décontractée la masturbation en public comme quelque chose de « cool », l’air de dire « allez y c’est pas grave ! ».Notez bien qu’on est à la limite de la loi puisqu’il n’y a pas d’exhibition, je ne crois pas qu’on interdise de gémir de plaisir publiquement, il serait difficile de prouver qu’il ne s’agit pas de simulation, ou d’une mauvaise interprétation de la part du plaignant de toute façon.
Donc il s’agit juste d’un moyen pour les pervers et perverses de se masturber en public, allant jusqu’à s’installer devant quelqu’un qui n’avait rien demandé. C’est moins choquant pour beaucoup de gens lorsqu’il s’agit d’une perverse qui s’installe devant un homme, considérant que ça va l’amuser, mais bizarrement moi ça ne m’amuse pas du tout. Qu’on vienne m’afficher sa perversité de cette manière m’aurait même carrément mis en colère.

Je me ferais peut-être traiter de coincé du cul ou que sais-je, mais ça ne me va pas. Et en imaginant une telle situation, j’ai immédiatement imaginé ce que l’avenir nous proposerait.

Le futur de la perversité dans les transports en communEt voilà donc l’explication du titre de cet article.Aujourd’hui des femmes peuvent se masturber plus ou moins discrètement dans les tranports en commun et les hommes aussi. Main dans la poche, ou appareil installés sous un long manteau, façon kit main libre. Hommes et femmes peuvent vous fixer du regard et se faire plaisir sexuellement.
Et ça c’est le présent.On peut (rarement) voir des gens utiliser des casques de réalité virtuelle un peu cheap en public, ce sont des petits casques dans lesquels on glisse son portable, pour des applications diverses, ou peut-être regarder des films en 3D, je ne sais pas vraiment tout ce qui se fait actuellement, mais j’imagine assez facilement ce qui se fera, et ça se démocratisera.Il existe des applications qui permettent de vous ajouter du maquillage en réalité augmentée, de se rajouter la tête de quelqu’un d’autre, etc.Avec l’évolution des technologies existantes, je vous présente le kit de pervers du futur (je pourrais tenter de déposer le brevet, mais en fait ce n’est pas vraiment possible, ce sont des technologies existantes, et c’est déjà probablement en cours de développement) :

    Smartphone dans un casque de réalité virtuelle.Appareil qu’on introduit dans un orifice, ou dans lequel on introduit quelque chose (je vous laisse vous débrouiller avec ça) et qui se charge de vous procurer du plaisirApplication de réalité augmenté qui à partir des visages et des formes des corps, crée des corps nus en 3D

Donc voilà, demain dans le métro, les gens pourront se masturber en toute discrétion en vous regardant nu (même si ce n’est pas votre corps admettez que c’est un peu gênant).
Ah et évidemment la version deluxe et sans pub de l’application en réalité virtuelle fonctionnera également sur les enfants.
La pédophilie en public, ça fait rêver non ? J’imagine la petite rubrique high tech dans une émission TV qui présente tout ça avec des rires, je vois également le chroniqueur tout décontracté qui rajoute sous les rires et les applaudissements d’un public intéressé « Ah si seulement Marc Dutroux avait eu ça, il aurait pu satisfaire ses pulsions sans aller en prison ! ».
Je vous laisse, je vais vomir.